Quelles perspectives pour Secteur10 au Kenya

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Maintenant que la production de spiruline est lancée et que les récoltes commencent à se stabiliser nous nous préoccupons de l’étape suivante : de quelle façon souhaitons nous donner localement de la notoriété à la spiruline qui est au Kenya un aliment assez méconnu, et comment souhaitons nous la distribuer ?

Au Burkina Faso nous avons adopté un certain mode de fonctionnement que nous ne souhaitons pas forcément reproduire à l’identique au Kenya.

Là bas nous distribuons quotidiennement un bol de riz contenant de la spiruline aux élèves de l’école du village et fournissons aussi gratuitement la clinique la plus proche ainsi que le centre d’accueil des personnes handicapées du village.

Au Kenya nous sommes déjà entrés en contact avec l’hôpital le plus proche et l’accueil fut favorable. En Janvier, lors du prochain séjour de Jet et Piet, cette piste sera approfondie. En parallèle nous nous rapprocherons également des écoles et autres organismes aux alentours de Muhaka, le village où nous sommes établis.

Les inégalités socio-démographiques sont ce qui différencie le plus Le Kenya du Burkina Faso. Alors qu’au Burkina une très grande majorité de la population vit dans la pauvreté, au Kenya on peut clairement identifier plusieurs classes sociales. Une population relativement aisée côtoie une population très pauvre et démunie, en particulier dans les grandes villes.

Pour cette raison nous pensons qu’il existe au Kenya un marché pour la spiruline et que la revente de notre spiruline aux classes plus aisées pourrait bien devenir l’une des sources de développement de notre projet dans ce pays.

Nous aimerions distribuer gratuitement une partie de la spiruline récoltée aux plus démunis et en vendre une autre partie pour pouvoir maintenir la culture de la spiruline dans notre ferme au Kenya sans forcément être dépendant des donateurs européens.

Pour les plus démunis, comme lorsque nous allons au Burkina Faso, nous amenons lors de chaque voyage de nombreux vêtements et chaussures récoltés en Europe.
De nombreux enfants vivent constamment pieds-nus au Kenya et un phénomène assez inquiétant se produit très souvent : certaines mouches pondent leurs oeufs dans les pieds égratignés des enfants ce qui crée des plaies assez inquiétantes qui peuvent mener à des séquelles à vie voir à l’invalidité de ces enfants.
Pris en charge à temps on peut nettoyer les plaies et retirer les oeufs, mais il faut ensuite s’assurer que les enfants portent des chaussures pour pas que cela ne se reproduise. Nous avons donc organisé une récolte de chaussures avant notre dernier voyage au Kenya et réitérerons cette opération probablement lors de chacun de nos voyages.

Cet exemple est la preuve qu’une partie de la population au Kenya a autant besoin d’aide que celle du Burkina Faso ou d’autres pays pauvres d’Afrique.

Sur la photo vous pouvez observer Jet en train d’essayer des petites chaussures sur un enfant de Muhaka.